Le château

 

Le château du Cornier date vraisemblablement du XIIème siècle.
Edifié par les de ROQUEFEUIL, seigneurs dominants, il est remanié en grande partie au XVIème siècle, par la famille du PONT.
Les premiers propriétaires sont les seigneurs d'AZEMAR, originaires du Rouergue. En 1430, le château devient propriété des du PONT.
Cette famille donnera, en 1703, deux martyrs pour la foi protestante : Rostang du PONT de la RODE et son cousin Louis du PONT de BONNELS. Après la destruction du temple, en 1688, le culte réformé a lieu au château. Son propriétaire, Lévy du PONT de la RODE, met la grande salle du château à la disposition des catholiques d'Aumessas, leur église étant inutilisable.

 

Le temple

 

C'est en 1568 qu'est envoyé un pasteur, Jehan SOLEIL, à Aumessas.
Ce n'est qu'en 1639 que le premier temple est érigé sur un terrain donné par Jacques du PONT de la RODE, devant maître Guillaume FLORY, notaire à Aumessas.
Ce temple est détruit le 17 Février 1688 après la révocation de l'Edit de Nantes (17 octobre 1685). Du tas de ruines, ne seront conservées que la serrure et sa grosse clé. On peut voir, aussi, de belles pierres de taille récupérées des ruines de l'ancien temple ; elles forment l'angle du mur de soutènement du jardin où se dressait l'ancien lieu de culte. Symboles de la continuité de la communauté protestante du village, elles sont placées sur la porte du nouveau temple. Pendant la période qui suit, les services religieux sont célébrés soit au château du Cornier, soit à la maison NEGRE de la Viale soit sous les châtaigniers de la Rode, soit "au désert".
Le 30 septembre 1816, les protestants d'Aumessas sont autorisés à construire un nouveau temple. Une souscription est lancée et s'étale jusqu'en 1824.
La construction est achevée en 1825. En 1862, Aimé FONZES, bienfaiteur du village, offre, au consistoire presbytéral, une cloche à placer dans le clocher dont il avait financé la construction.

Le temple

Aimé FONZES,
bienfaiteur du village.

La clé du temple

Pierres de l'ancien temple

 

L' église

 

Nous ne connaissons rien de l'église primitive. La première mention "Ecclesia de Olmensatio" date de 1276.
Il semblerait qu'elle date du XIIème siècle, son clocher, de style bénédictin, se rencontre beaucoup en Cévennes et en Gévaudan. Il est appelé clocher-peigne ou clocher-mur. De la même façon, est ignorée la date de consécration de l'église à Saint-Hilaire. La mention la plus ancienne "Ecclesia Sancti-Ylarii de Olmessacio" date de 1502.

Elle souffre fortement des guerres de religion. Elle est en partie démolie vers 1570. Les huguenots s'emparent de l'église pour y célébrer leur culte ; agissements dénoncés au Roi en 1622.
La campagne d'abjurations de 1683 à 1685 motive sa reconstruction et son agrandissement, comme en témoigne la date découverte récemment au-dessus du portail : 1687.
En 1703, l'église est saccagée et incendiée par les Camisards. En 1794, elle est transformée en Temple de la Raison et dépouillée de tous les symboles du culte.


En 1990, la cloche, fêlée, est déposée. Datant de 1539 (règne de François Ier), elle est classée au titre des Monuments Historiques le 15 Février 1995. Elle est visible au fond de l'église. Elle est remplacée par deux nouvelles cloches, baptisées en 1990, "Augustine" et "Blanche".

Le clocher à peigne

Cloche datant de 1539

 

(sans le viaduc!)