Les fontaines

Chaque quartier et chaque hameau dispose d'une fontaine.

Sur la place de l'église se dresse une fontaine monumentale appelée "griffe".

La date précise de son édification n'est pas connue. Un document ancien atteste de sa présence en 1717. Sous l'Ancien Régime , une personne, chargée de son entretien, percevait des gages de la commune (10 livres en 1737).
Elle est alimentée par une canalisation souterraine établie depuis la source de la Foux.

A l'origine, il s'agissait de tuyaux en faïence, vissés les uns aux autres. Autrefois, le bassin servait d'abreuvoir pour le bétail. Il était formellement interdit d'y "laver le linge et autres choses". Les contrevenants risquaient une amende de 10 livres et plus en cas de récidive.

En 1868, la fontaine très dégradée, présente de nombreuses fuites. Grâce à la générosité de Aimé FONZES, un nouveau griffe est érigé. Le plan en est réalisé par Gaspard ANDRE, architecte à Lyon. Une inscription sur la colonne rappelle l'événement.

 

 

La fontaine de l'Escalette est construite en 1903 : une pétition a recueilli 32 signatures.

Elle est alimentée par une source trouvée dans un terrain communal lors du creusement d'une tranchée pour l'aménagement du chemin d'intérêt communal 89, au quartier de Grône. Félix SABLIER et la commune partagent cette source.

Initialement implantée face à l'entrée des écoles, elle est déplacée en 1921 pour permettre l'édification du Monument aux morts.

Les fontaines de la Viale, près de la Poste, et du Cornier (la Rincette) sont construites en 1870.

Auguste LOUVIER donne sa source du Rivieyral en se réservant le quart de l'eau qu'il achemine à sa propriété du Fraissinet. Un autre quart est destiné à alimenter la fontaine du Cornier.

Le reste est conduit à la fontaine de la Viale aux frais d'Antoine CAMPESTRE et d'Edouard FLORY.

A Campestret deux fontaines alimentent le hameau :
Celle de la Placette dont la réfection récente en pierre du pays est associée à des jardinières fleuries.
Celle en bordure de la route, plusieurs fois déplacée, très capricieuse, a parfois des absences.

La fontaine de la Merlière subit des réparations, en 1891, lors de l'aménagement de la route départementale facilitant l'accès à la station pour la construction de la ligne de chemin de fer LE VIGAN-TOURNEMIRE.

Elle se trouve, alors, abaissée donc peu commode.
En 2002, elle est reconstruite en pierres du pays.

La fontaine de Rolland, près de la Placette, doit son nom à la présence, à proximité, de l'ancien Café ROLLAND.

Comme la fontaine de la Place de l'église, elle reçoit les eaux de la source de la Foux.

 

En 1993, est édifiée, par Jean-Yves GUILLAUSSON, la fontaine du Parc de l'Ayrolle, grâce à la collaboration du Parc National des Cévennes et de la commune.

On mentionnera, également les fontaines des hameaux éloignés : la fontaine voûtée du Mas del Tour, la fontaine moussue de la Ferrière, la fontaine du Cambon, ornée d'une belle croix occitane en fer forgé

Récemment, des points d'eau ont été créés dans la cour du temple, près des cimetières de l'Ayrolle et de Campestret et au carrefour du Cornier.

Les moulins

L'eau des rivières est utilisée comme force motrice pour le fonctionnement des moulins.

Au XVIIème siècle, on compte deux moulins bladiers (moulins à blé) et un moulin à foulons.

Le moulin bladier a pour fonction la fabrication de farine de blé ou, le plus souvent, de seigle. Les producteurs de céréales panifiables portent une partie de leur récolte au moulin et paient le meunier soit en espèce soit en farine. Les meules du moulin à blé, en automne, fonctionnent jour et nuit.

Moulin de la Toural

Moulin du château

L'un d'eux, celui de la Toural, est transformé en filature de soie lorsque cette production devient source de richesse, vers 1790.

Le moulin à foulon a pour fonction de fouler, dégorger et dégraisser les étoffes de laine. Après le foulage, les pièces sont cardées.

Bâtiment où se trouvait le moulin à foulons

L'irrigation

Pour l'irrigation des jardins, la source de la Foux a été captée. Elle fournit une eau abondante et facile à utiliser, par gravité, le village étant bâti à un niveau inférieur.
Le trop plein se déverse dans un canal ou "bésal" amenant l'eau vers des réservoirs ou "gourgues" dont dispose chaque jardin.
L'entretien du canal d'irrigation incombe aux utilisateurs. Chaque année, avant que ne commence la saison d'arrosage, les divers propriétaires de jardins s'assemblent pour assurer l'étanchéité du ruisseau et faciliter l'écoulement de l'eau

Le captage de la source de la Foux et la maîtrise de ses eaux remontent assez loin dans le temps.
Un document, datant de Mai 1717, rapporte une réunion qui s'est tenue dans la maison du prieur Jean MASSANE. Elle a pour but d'éviter une certaine anarchie dans l'utilisation des eaux d'arrosage.

Ce conseil extraordinaire rassemble, autour du prieur, Jean LACOMBE, notaire et Pierre GAYRAUD, consuls du lieu. Ils sont assistés de noble Philippe du PONT, seigneur de Bonnels, noble Jean BOYER, seigneur de Catusse, Jean de la TOUR, docteur et avocat, Guillaume FLORY, bourgeois, Etienne ROUSSILLON et Guillaume FLORY, facturiers. Le document précise que de nombreux habitants du village, utilisateurs des eaux de la Foux, assistent à cette réunion.

Cette assemblée établit un règlement, toujours d'actualité, susceptible d'éviter toutes contestations et de répartir équitablement l'eau de la source entre les divers usagers. C'est ainsi que chaque pièce de terre est dotée d'un "droit d'eau" qui, comme tout "droit de passage", est immuable. Ce droit d'eau est attribué à une parcelle et non à son propriétaire.

L'eau des rivières est également utilisée pour l'irrigation, en particulier pour les prairies. Pour cela, il faut établir un barrage en travers du cours de la rivière afin d'obtenir une retenue d'eau.

Cette construction, le plus souvent maçonnée est appelée "chaussée" ou "pansière". Une partie de l'eau de la retenue est déviée vers un canal qui longe la rive : c'est la "prise". Là encore, les utilisateurs bénéficient d'un droit de passage, "un pied devant l'autre", le long du canal.

L'établissement de ces barrages doit recevoir l'autorisation des autorités seigneuriales. C'est ainsi que, moyennant une redevance, les propriétaires des prés du quartiers de Malpas, obtiennent, en 1313, du seigneur de ROQUEFEUIL, la concession de construire une chaussée sur la rivière Albagne : c'est la "pansière" de Campestret.

La cascade, l'Albagne et le Baveson

Le village d'Aumessas est bâti en amphithéâtre entre les deux rivières qui drainent les eaux vers la vallée de l'Arre.

Le Bavezon, à l'est, prend sa source près du col des Portes. Il reçoit le ruisseau de la Fobie, au pied du piton rocheux du Caladon.

L'Albagne, à l'ouest, prend sa source à Montlouvier. Elle est grossie par le ruisseau du Garel. Cette rivière est caractérisée par les magnifiques cascades entre les rochers de Roquelongue. Spectacle grandiose après de fortes pluies ou en période hivernale après plusieurs jours de gelée.

De nombreuses passerelles franchissent ces rivières et sont empruntées par les randonneurs. Parfois, des rochers placés en travers du courant, servent de gué.

Cascade de l'Albagne.

               

                        Passerelle sur l'Albagne.                         Gué sur le Bavezon.

 

Ces deux rivières se rejoignent au bas du village, au hameau de Campestret, pour former le ruisseau d'Aumessas qui, grossi des ruisseaux d'Arrigas et d'Estelle, forment, au lieu-dit "les TroisPonts", la rivière de l'Arre.
Les précipitations se concentrent lors des équinoxes, en particulier en automne. Alors, nos deux torrents roulent des eaux impétueuses semant la désolation sur leur passage.
En 1794, un orage, accompagné de grêle, d'une rare violence provoque de gros dégâts aux cultures. Les rivières envahissent les terrains riverains et dégradent champs, jardins ou prairies.
En 1861, un autre orage sera encore plus dévastateur. Le pont de la Viale est emporté et deux jeunes gens engloutis dans le torrent : Henry FERRIERES, âgé de 29 ans et Louis CAMPESTRE, âgé de 26 ans.

En septembre 1890, lors de l'établissement de la voie ferrée TOURNEMIRE-LE VIGAN, un violent orage s'abat sur la région. Des poutres de charpentes provenant des ponts en construction sont emportées et retrouvées près du Vigan. Fréquemment, les passerelles sont déplacées comme en 2003, celle de la cascade de Roquelongue.

la pêche, La baignade

Nos deux torrents, l'Albagne et le Bavezon, constituent un milieu extrêmement favorable pour une faune variée.
C'est le domaine de la truite "fario", très prisée par les pêcheurs. Elle se distingue par des points rouges sur ses flancs. Elle se cache sous les talus des berges, les gros blocs de granit. Sa pêche est rigoureusement réglementée dans nos rivières classées en 1ère catégorie. Seuls les spécimens atteignant la taille de 20 cm sont tolérés : au-dessous, on dit que la truite n'est pas "à la maille".
Afin de maintenir une population stable, les sociétés de pêche assurent, chaque année, le repeuplement en pratiquant l'alevinage.

On trouve aussi, dans nos rivières, des vairons et quelques barbeaux.

Il y a quelques années, la population d'écrevisses était assez importante. Afin de sauvegarder l'espèce, sa pêche était soumise à des règles strictes. Elle n'était tolérée que du 15 juillet au 15 août. Chaque pêcheur n'avait droit qu'à six balances. Il s'agit d'un filet monté sur un cercle métallique où l'on attache l'appât (généralement de la viande) et que l'on plonge dans l'eau. Toutes les prises dont la taille mesurée du rostre à l'extrémité de la queue est inférieure à 9 cm, doivent être rejetées. De plus la pêche est prohibée la nuit

Des maladies, la pollution, des prélèvements importants (braconnage) ont entraîné la régression progressive de cette population et même sa disparition. Aujourd'hui, sa pêche n'est admise que deux jours dans l'année.
De tout temps, en été, les rivières ont été des lieux de baignades. Certains "gours" (zone où la rivière est assez profonde et où l'eau ne court pas) devenaient le lieu de rendez-vous de tous les baigneurs, chevronnés ou apprentis. Le "gour" de Sablier, en aval de Campestret, avait les faveurs des amateurs.

Aujourd'hui, un coin baignade et détente, don de la famille FERRIERES, est aménagé pour les enfants, au lieu-dit "les Faïsses",

 

Le lac des Pises

Il est situé au cœur du Parc National des Cévennes, à plus de 1 200 mètres d'altitude.
Il se trouve, à la fois, sur le territoire des communes d'AUMESSAS et de DOURBIES, à 15 km au nord du VIGAN.

En 1963, un barrage, est construit à, environ, 1 250 mètres d'altitude sur le ruisseau des Pises, lui-même affluent du ruisseau du Lingas. Il crée un lac artificiel d'environ 13 hectares.


Grâce à sa capacité, près de 500 000 mètres cubes, il constitue une formidable réserve pour la défense de la forêt contre d'éventuels incendies.


Récemment, des travaux ont été effectués : étanchéité, suppression de végétation, terrassements…Travaux achevés à l'été 2003.


Le site a été aménagé : remise en état paysagère des lieux, amélioration d'accueil des visiteurs pour l'accès pédestre, création d'un sentier de découverte autour du lac avec mise en place d'une signalétique, l'aménagement d'une aire de parking à 2 kilomètres en aval du barrage…Travaux terminés en Juin 2004.

Les sports de pleine nature